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Acta pacis Westphalicae (Jean Bérenger)

Francia-Recensio 2014/3 Frühe Neuzeit – Revolution – Empire (1500–1815)


Acta pacis Westphalicae.Serie II A: Die kaiserlichen Korrespondenzen, Band 9: Mai–August 1648, bearb. von Stefanie Fraedrich-Nowag, Münster (Aschendorff) 2013, LXIX–534 S., ISBN 978-3-402-13785-7, EUR 93,00.

rezensiert von/compte rendu rédigé par

Jean Bérenger, Paris

Le tome 9 de la correspondance de Ferdinand III avec la délégation impériale à Osnabrück couvre la période de mai à août 1648 et fait suite à la publication de Sebastian Schmitt, parue en 2008 1 . Comme ce dernier, Mme Stefanie Fraedrich-Nowag obéit aux strictes exigences éditoriales de la série et son introduction historique est une synthèse réussie .

La situation militaire des impériaux n’a cessé de se dégrader, malgré le retour de l’armée bavaroise à leurs côtés: elle est marquée par la défaite de Zusmarshausen, la dernière grande bataille de la guerre de Trente Ans, où les Suédois de Wrangel et l’armée de Turenne ont écrasé les impériaux. En conséquence, l’électeur Maximilien de Bavière s’est réfugié à Salzbourg. Il était donc raisonnable de la part de la délégation impériale de rechercher un compromis à Osnabrück. Elle est dirigée par le jeune comte Lamberg, futur ministre de Léopold I er , mais les négociations sont conduites, en réalité, depuis le retour du comte Maximilien Trauttmannsdorf à la cour impériale, par Isaac Volmar.

Les négociations sont sans importance à Münster et tout se déroule à Osnabrück entre la délégation impériale, la Suède et les États de l’Empire, qui, sous la direction de l’électeur de Mayence, tendent à constituer un tiers parti.

Les diplomates sont chargés de rédiger un Instrumentum Pacis Osnabrugensis , qui sera la contrepartie de l’ Instrumentum Pacis Monasteriensis . Un projet a été déposé par la délégation impériale le 8 février 1648, et les discussions ont commencé immédiatement. Ferdinand III a opposé son veto à la présence de la délégation française, ce qui a permis d’accélérer le processus, d’autant plus que les États de l’Empire, catholiques ou protestants, souhaitaient parvenir rapidement à un accord. La France souhaitait en effet, en dépit de la conclusion d’un accord préliminaire en 1647, séparer les deux branches de la maison d’Autriche et priver l’Espagne du soutien de l’empereur Ferdinand, tout comme elle voulait empêcher le duc Charles IV de Lorraine de récupérer ses États patrimoniaux (les duchés de Lorraine et de Bar annexés de facto par la France depuis 1633). Elle souhaitait également neutraliser le cercle de Bourgogne (les Pays-Bas espagnols) et le priver du soutien de l’Empire au cas où le conflit franco-espagnol se prolongerait. C’est pourquoi les négociations franco-autrichiennes ne faisaient guère de progrès à Münster avant le rappel à Paris du comte d’Avaux en avril 1648.

La situation était bien différente à Osnabrück. La négociation fit de sérieux progrès en mars et en avril, qui furent facilitées par le soutien des États catholiques modérés ou » principalistes «. En effet, ceux-ci s’opposèrent aux positions intransigeantes de la délégation impériale, qui s’appuyait sur une minorité d’États catholiques qualifiés de » maximalistes « . Les points litigieux concernaient les questions douanières et commerciales, l’amnistie dans l‘Empire, la » satisfaction « (c’est-à-dire les indemnisations réclamées pour son effort de guerre) de la Hesse-Cassel, fidèle alliée de la Suède et de la France. Il fallait surtout sur les questions confessionnelles préciser les droits des sujets et des seigneurs médiatisés – sans oublier la » satisfaction « de la Suède, qui réclamait outre des annexions territoriales, de grosses compensations financières pour régler ses dépenses militaires. Enfin, il fallait régler la question de l’amnistie dans les pays héréditaires, qui posaient le problème de l’indemnisation des exilés dont les biens avaient été confisqués, en particulier en Bohême.

Durant tout ce temps la situation militaire des impériaux n’a cessé de se dégrader, malgré le retour de l’armée bavaroise à leurs côtés. Les Suédois de Wrangel ont profité de l’hiver pour reconstituer leurs forces dans leurs quartiers d’hiver d’Allemagne du Nord – après avoir été chassés de Bohême. Les Suédois ont été rejoints par l’armée de Turenne, qui a repassé le Rhin et va bientôt menacer Maximilien de Bavière chez lui. Après la défaite de Zusmarshausen, Maximilien quitta Munich pour se réfugier à Salzbourg. En août, il menace son allié Ferdinand III de déposer les armes et de signer une paix séparée avec les alliés.

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PSJ Metadata
Jean Bérenger
Acta pacis Westphalicae (Jean Bérenger)
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CC-BY-NC-ND 3.0
Frühe Neuzeit (1500-1789)
Europa nördlich und westlich der Italienischen Halbinsel / Alte Welt
Geschichte allgemein
17. Jh.
4015701-5 118647989 118806262 118823795 118838598 4020517-4 4135952-5 4058900-6 4065777-2
1639-1651
Europa (4015701-5), Alexander VII., Papst (118647989), Franz Wilhelm Osnabrück, Bischof (118806262), Lamberg, Johann Maximilian von (118823795), Volmar, Isaak (118838598), Geschichte (4020517-4), Quelle (4135952-5), Tagebuch (4058900-6), Westfälischer Friede (4065777-2)
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Acta pacis Westphalicae (Jean Bérenger)
In: Francia-Recensio 2014/3 | Frühe Neuzeit - Revolution - Empire (1500-1815) | ISSN: 2425-3510
URL: https://prae.perspectivia.net/publikationen/francia/francia-recensio/2014-3/FN/acta-pacis-westphalicae-jean-berenger
Veröffentlicht am: 25.09.2014 14:25
Zugriff vom: 27.01.2020 00:40
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