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    M. Eisenzimmer (Bearb.) Die Regesten Kaiser Ludwigs des Bayern (1314–1347) (Benoît-Michel Tock)

    Francia-Recensio 2016/2 Mittelalter – Moyen Âge (500–1500)

    Mirjam Eisenzimmer (Bearb.) Die Regesten Kaiser Ludwigs des Bayern (1314–1347), nach Archiven und Bibliotheken geordnet. Heft 10: Die Urkunden aus den Archiven und Bibliotheken Frankens. I: Regierungsbezirke Mittel- und Oberfranken


    rezensiert von/compte rendu rédigé par

    Benoît-Michel Tock, Strasbourg


    On sait que pour ce qui concerne le règne de Louis de Bavière, les »Regesta Imperii« sont publiés non dans l’ordre chronologique général, mais par région d’archivage des actes; et, à l’intérieur d’une région d’archivage, dans l’ordre chronologique. Le dixième volume de cette série concerne les actes conservés en Haute- et Moyenne-Franconie, c’est-à-dire dans des villes comme Nuremberg, Bamberg, Rothenburg et Coburg essentiellement. L’ensemble comprend 469 regestes, dont 37 concernent des actes perdus et 89 (Kurzregesten) des actes conservés hors de cette région, mais concernant celle-ci.

    Le volume, comme tous ceux de cette collection, permet de voir dans l’ensemble la politique de son héros. Ici, en l’occurrence, en ce qui concerne la Franconie. Celle-ci n’était certes pas une région d’importance secondaire, dans la mesure où elle faisait partie des points d’appui essentiels de Louis, ancien duc de Haute-Bavière, tout au long du conflit (1314–1322) qu’il dut mener contre son compétiteur Frédéric de Habsbourg. Région proche de Louis, mais proche aussi, par moment, de son frère Rodolphe, qui soutenait Frédéric.

    Les regestes concernent pour un bon tiers (38 %) les villes ou les bourgeois; pour un tiers les nobles et pour le petit tiers restant, les églises. Cela montre bien l’importance prise par les villes, et en particulier Nuremberg ou Rothenburg, dans la politique impériale. Il faut dire que les contributions financières des villes étaient devenues une des principales sources de revenus du souverain. Celui-ci, fort logiquement, encourageait donc le commerce, notamment en favorisant la création de marchés ou en supprimant les taxes indirectes pour des villes comme Munich et Nuremberg. Le fait que beaucoup de villes avaient été mises en gage auprès de seigneurs ne changeait d’ailleurs rien à l’affaire. Du côté de la noblesse il faut faire une place particulière au burgrave de Nuremberg Frédéric IV, indéfectible soutien de Louis tout au long de sa guerre avec le Habsbourg. Ce choix, pourtant opposé à la politique traditionnelle des burgraves de Nuremberg, valut à Frédéric une multitude de récompenses: titres honorifiques, châteaux, villes, droit miniers …

    Plus généralement, la guerre de succession avec le Habsbourg remodela les alliances et les conflits. Kraft II de Hohenlohe s’opposa à Louis, mais finit par se réconcilier avec lui. La politique ecclésiastique de Louis, empereur excommunié, est également intéressante: il multiplie les actes confirmant la protection royale à des églises, ce qui était une manière d’éviter que celles-ci tombent du côté pontifical: le risque était pourtant assez réduit, tant l’Église allemande a peu suivi l’excommunication lancée par Jean XXII.

    Impossible, et inutile, d’énumérer ici les documents qui font l’objet de regestes. On en citera tout de même quelques-uns. En 1332, Louis érige en ville le village d’Eschenbach, appartenant à l’ordre des chevaliers teutoniques; la nouvelle ville reçoit le droit de marché et de justice. La même année, il exempte la ville de Nuremberg de péage dans de nombreuses villes; la liste qui en est dressée est impressionnante, avec entre autres Berne, Besançon, Trèves, Aix-la-Chapelle, Bois-le-Duc, Tournai, Arles et même de très petites villes comme Genappe ou Jodoigne. En 1139, il met en gage auprès de son Schultheiß (écoutête) de Nuremberg la charge de celui-ci, du fait des dettes qu’il a contractées à cet égard. En 1346, Louis ordonne aux juifs de Rothenburg de prêter le même serment que ceux de Nuremberg, et leur garantit les mêmes droits; cet acte n’est d’ailleurs qu’un de ceux par lesquels le souverain protège (et exploite) les juifs de son royaume.

    Fidèle aux principes des »Regesta imperii«, ce volume rendra de nombreux services. Le très riche index des noms de personnes, de lieux et des choses qui le termine le rendra encore plus utile!

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    PSJ Metadata
    Benoît-Michel Tock
    Die Regesten Kaiser Ludwigs des Bayern (1314–1347), nach Archiven und Bibliotheken geordnet
    Heft 10: Die Urkunden aus den Archiven und Bibliotheken Frankens. I: Regierungsbezirke Mittel- und Oberfranken
    fr
    CC-BY-NC-ND 4.0
    Hohes Mittelalter (1050-1350)
    Europa nördlich und westlich der Italienischen Halbinsel / Alte Welt
    Geschichte allgemein
    14. Jh.
    1314-1347
    Ludwig IV., Heiliges Römisches Reich, Kaiser (118574957), Archiv (4002859-8), Bibliothek (4006439-6), Mittelfranken (4039681-2), Oberfranken (4042917-9), Regest (4049007-5)
    PDF document eisenzimmer_tock.doc.pdf — PDF document, 173 KB
    M. Eisenzimmer (Bearb.) Die Regesten Kaiser Ludwigs des Bayern (1314–1347) (Benoît-Michel Tock)
    In: Francia-Recensio 2016/2 | Mittelalter – Moyen Âge (500–1500) | ISSN: 2425-3510
    URL: https://prae.perspectivia.net/publikationen/francia/francia-recensio/2016-2/ma/eisenzimmer_tock
    Veröffentlicht am: 07.06.2016 15:57
    Zugriff vom: 26.01.2020 12:47
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